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 Le Café Littéraire

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OmbreBlanche

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MessageSujet: Le Café Littéraire   5/1/2009, 05:03

Rappel du premier message :



Vous avez adoré, détesté, un livre ou un auteur et vous souhaitez le recommander ou le déconseiller ?

Alors c'est par ici que ça se passe...

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OmbreBlanche



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MessageSujet: Re: Le Café Littéraire   13/6/2009, 23:09

Le café littéraire est réouvert, braves gens !
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EddieCochran

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MessageSujet: - Le taulier fait de la retape   13/6/2009, 23:56

Citation :
Le café littéraire est réouvert, braves gens !

Parfait, j'en prends deux livres !

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emma

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MessageSujet: Re: Le Café Littéraire   15/6/2009, 02:53

Deux textes inédits d'Agatha Christie ont été retrouvés



Les deux nouvelles seront publiées le 3 septembre prochain en Angleterre, chez HarperCollins.

http://www.lepoint.fr/actualites-litterature/2009-06-10/polar-deux-textes-inedits-d-agatha-christie-ont-ete-retrouves/1038/0/351131

Deux textes d'Agatha Christie viennent de sortir du placard. Noyés dans la masse de papiers administratifs et perdus au milieu de 73 carnets de notes, Le Mystère de la balle du chien et La Capture de Cerbère ont été retrouvés dans la maison de vacances familiale de Greenway, demeure qu'elle décrivait d'ailleurs comme "l'endroit le plus adorable au monde". Avec cette découverte, c'est Hercule Poirot, détective préféré de la "reine du crime", qui reprend vie. Les deux joyaux ont la forme de courtes nouvelles. Le premier, Le Mystère de la balle du chien , a donné lieu, en 1937, à Témoin muet , nouvelle dans laquelle une riche héritière meurt en tombant dans les escaliers après avoir trébuché sur le jouet de son fox-terrier. Le second, La Capture de Cerbère , a été écrit pour compléter Les Travaux d'Hercule , un recueil de 12 nouvelles policières mettant en scène le détective belge Hercule Poirot et publié pour la première fois en 1947. Les deux textes seront tirés à 20.000 exemplaires et insérés dans un ouvrage de John Curran, sous le titre Agatha Christie's Secret Notebooks. Fifty Years of Mysteries in the Making . Les éditions du Masque, détentrices des droits d'Agatha Christie en France, n'ont pas encore prévu de publication.
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OmbreBlanche

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MessageSujet: Re: Le Café Littéraire   8/9/2009, 19:03

Citation :
Le dernier livre d'Amélie Nothomb, Le Voyage d'hiver, publié aux éditions Albin Michel, est disponible chez tous les libraires.

Humour garanti.




Les livres d'Amélie Nothomb ont cela de particulier qu'il est difficile d'y être insensible. Il y a l'école de ceux qui ne supportent pas, et celle de ceux qui adorent.

Son dernier romain produira probablement le même effet. D'autant que son sujet est cette fois un peu ... sensible, justement.


Jugez plutôt :

Citation :
"J'ai choisi un vol au départ de Roissy-Charles-de-Gaulle plutôt que d'Orly. J'avais pour cela les meilleures raisons : l'aéroport de Roissy est autrement beau et agréable, les destinations sont plus variées et lointaines, les magasins hors taxes offrent davantage de possibilités. Mais le motif principal, c'est qu'aux toilettes d'Orly, il y a des dames pipi.

Le problème n'est pas de les payer. On a toujours une pièce qui traîne au fond d'une poche. Ce que je ne supporte pas, c'est de rencontrer la personne qui va nettoyer mes traces. C'est humiliant pour elle et pour moi. Je ne crois pas exagéré d'affirmer que je suis délicat.

Or je risque d'aller beaucoup aux toilettes aujourd'hui. C'est la première fois que je m'apprête à faire exploser un avion. C'est aussi la dernière fois, puisque je serai à bord. J'ai eu beau réfléchir à des solutions plus avantageuses pour moi, je n'ai rien trouvé. Quand on est un citoyen lambda, un tel acte implique nécessairement le suicide. Ou alors il faut appartenir à un réseau organisé, ce qui n'est pas de mon goût.

Je n'ai pas l'âme d'un collaborateur. Je n'ai pas l'esprit d'équipe. Je n'ai rien contre l'espèce humaine, j'ai de l'inclination pour l'amitié et l'amour, mais je ne conçois l'action que solitaire. Comment voulez-vous accomplir de grandes choses avec quelqu'un dans les pattes ? Il a y des cas où l'on ne doit compter que sur soi-même
."

Le 18e roman d'Amélie Nothomb comporte 133 pages. Entre humour et ironie, mais toujours en maniant les mots avec la précision d'un chirurgien, il restera parmi les meilleures oeuvres de l'auteur.

A lire. Avec détachement.

http://www.newsbyus.net/culture/litterature/le-voyage-dhiver-damelie-nothomb-0509
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EddieCochran

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MessageSujet: Le dernier Nothomb   9/9/2009, 01:33

53 -

Citation :
A lire. Avec détachement.

Si j'ai bien compris, de préférence pas dans les toilettes.

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Biloulou

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MessageSujet: Re: Le Café Littéraire   12/9/2009, 08:40

@EddieCochran a écrit:
Si j'ai bien compris, de préférence pas dans les toilettes.
Car le risque de se tromper de lunettes serait démesuré.
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OmbreBlanche

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MessageSujet: Re: Le Café Littéraire   12/9/2009, 14:45

Pourtant, c'est agréable de lire aux toilettes.

Je trouve que c'est le seul endroit au monde où l'on se sent vraiment libre... faut dire que l'on s'y libère beaucoup aussi... Very Happy


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OmbreBlanche

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MessageSujet: Re: Le Café Littéraire   20/9/2009, 01:49

Citation :
"Ariel Wizman publie un livre de philosophie"



Le sympathique et quelque peu déjanté Ariel Wizman, déjà chroniqueur télé, animateur radio, journaliste, acteur, documentariste et DJ, vient d'ajouter une nouvelle corde à son arc en publiant son premier roman.



Cet ouvrage est un livre d'entretiens avec un professeur de philosophie, Jean Tellez. Intitulé Sept entretiens et un peu de philosophie, il s'articule autour de 7 questions : "L’identité… en questions", "Qu’est-ce que la philosophie ?", "Les lectures philosophiques" , "Emmanuel Lévinas" , "Le Judaïsme", "L’Epoque" et "La Musique". Tout un programme, écrit avec humour bien sûr !

Le livre vient de sortir aux éditions Germina et il promet une rencontre passionnante entre deux hommes qui évoluent dans des univers totalement différents, voir opposés. Tous deux livrent leurs réflexions sur de nombreux thèmes tels que l'humour, la séduction, la télévision, la prière ou encore la guerre des blogs.

Ça donne envie, non ?

http://www.news-de-stars.com/ariel-wizman/ariel-wizman-publie-un-livre-de-philosophie_art21649.html
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JACKLELOUP

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MessageSujet: Re: Le Café Littéraire   20/9/2009, 09:26

"Ariel Wizman publie un livre de philosophie"


C'est bien nous allons devenir plus intelligents.
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Zed

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MessageSujet: Re: Le Café Littéraire   20/9/2009, 09:34

@JACKLELOUP a écrit:
"Ariel Wizman publie un livre de philosophie"


C'est bien nous allons devenir plus intelligents.


Il est certain que la philosophie (l'étude de la pensée) rend plus intelligent, mais ca pas marché avec moi drunken
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JACKLELOUP

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MessageSujet: Re: Le Café Littéraire   20/9/2009, 09:52

Il est certain que la philosophie (l'étude de la pensée) rend plus intelligent, mais ca pas marché avec moi

Essaie le coran .

Il parait qu'il n'y a rien de mieux pour construire la vie des autres.
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Biloulou

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MessageSujet: Re: Le Café Littéraire   25/9/2009, 09:23



ISBN / EAN : 9782702140321
Code Hachette : 5182225
Format : 140x210x22 mm
Prix TTC : 16,00 €

--------------------------------------------------------------------------------

Adolfo Kaminsky, une vie de faussaire
Sarah Kaminsky - Paru le 09/2009

« Rester éveillé. Le plus longtemps possible. Lutter contre le sommeil. Le calcul est simple. En une heure, je fabrique trente faux papiers. Si je dors une heure, trente personnes mourront... »

Quand, à 17 ans, Adolfo Kaminsky devient l’expert en faux papiers de la Résistance à Paris, il ne sait pas encore qu’il est pris dans un engrenage infernal, dans une course contre la montre, contre la mort, où chaque minute a la valeur d’une vie. Durant trente ans, il exécutera ce méticuleux travail de faussaire pour de nombreuses causes, mais jamais pour son propre intérêt.

À travers son destin romanesque, et sous la plume de sa fille Sarah, on plonge au cœur d’une histoire de clandestinité, d’engagement, de traque et de peur. En arrière-plan du récit de sa vie se dessine le spectre d’un siècle où s’affrontent sans merci pouvoirs politiques, haines raciales, idéologies et luttes des peuples pour leur liberté et la dignité humaine. La Résistance, l’émigration clandestine des rescapés des camps avant la création d’Israël, le soutien au FLN, les luttes révolutionnaires d’Amérique du Sud, les guerres de décolonisation d’Afrique, l’opposition aux dictateurs d’Espagne, du Portugal et de Grèce, sont autant de combats pour lesquels il s’est engagé, au risque de sa vie et au prix de nombreux sacrifices.

S’il a rejoint des causes en apparence contradictoires, Adolfo Kaminsky est toujours resté fidèle à ses convictions humanistes, à sa volonté de bâtir un monde de justice et de liberté.
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OmbreBlanche

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MessageSujet: Les livres et le temps, le temps des livres...   9/10/2009, 18:46

Citation :


"Il était une fois..."

Tout livre pourrait commencer ainsi, car en tout écrivain, il semble que se cache une sorte de magicien dont la baguette est une plume. Et que de cette baguette nait une œuvre, qu'elle soit fictive, réelle, présente ou passée, dans laquelle le cours du temps se trouve à jamais immobilisé.


Voilà bien l'ancre jetée sur l'océan des âges, que souhaitait le poète Lamartine lorsque voguant avec Elvire sur le lac du Bourget, les deux amants rêvaient de conserver au moins le souvenir de leurs trop rapides délices.

Oui, le livre suspend la marche implacable du temps.

En lui, conservent la vie, la couleur, la chaleur, la séduction, les siècles envolés, les civilisations enfouies, les figures défuntes et les beautés éphémères.

Toujours offerts, toujours disponibles pour se donner à nous, les livres n'attendent que notre bon vouloir. Ils sont le plus précieux des refuges.

Immuables, témoins de la pérennité de l'esprit, les livres ne changent jamais.

Mais nous, nous changeons.

Les années, les saisons, les heures donnent à nos aspirations une pente différente, à nos désirs d'autres couleurs.

Aussi, il est des moments où nous sommes réceptifs à telle lecture, et d'autres où nous le sommes pas. Alors, n'accusons pas les livres s'ils déçoivent nos attentes, eux parlent et c'est à nous de les écouter.

Apprenons à les entendre.

Il est des livres qui comblent un cœur de 20 ans, d'autres qui forgent l'âme et d'autres enfin qui réchauffent la vieillesse aux feux du crépuscule. De même, certains livres réclament de l'air, du soleil, la nature, d'autres au contraire, invitent à de douce soirées sous la lampe, à la chaleur d'un foyer, en silence.

Sachons les reconnaitre, les apprécier, ainsi nous serons comblés de leurs dons.

Les livres sont les meilleurs amis des Hommes.
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OmbreBlanche

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MessageSujet: Re: Le Café Littéraire   28/10/2009, 10:46

Citation :
Dany Laferrière - Grand Prix littéraire international Metropolis bleu 2010



La Fondation Metropolis bleu remettra cette année le Grand Prix littéraire international Metropolis Bleu 2010 à Dany Laferrière, auteur notamment de
L'Énigme du retour, (Boréal, 2009) et de Je suis un écrivain japonais, (Boréal, 2008).


Né à Port-au-Prince en avril 1953, Dany Laferrière a grandi à Petit-Goâve.

Il écrit pour le journal Le Petit Samedi soir et fait partie de l’équipe de Radio Haïti. Il quitte son pays natal à la suite de l’assassinat de son collègue et ami, le journaliste Gasner Raymond. Il s’installe au Québec où il occupe plusieurs emplois avant de commencer à écrire. Son premier roman, Comment faire l’amour avec un nègre sans se fatiguer, paraît en 1985. Le succès est immédiat et les réactions nombreuses. Laferrière devient alors l’un des principaux représentants d’une nouvelle génération
d’écrivains dans le paysage littéraire québécois.

Dany Laferrière écrit ensuite Éroshima (1987), puis L’odeur du café (1991), qui est récompensé par le prix Carbet des Caraïbes. En 2000, près de vingt-cinq ans après son arrivée au Québec, il signe Le cri des oiseaux fous, roman dans lequel il témoigne des raisons qui l’ont poussé à quitter
Haïti et qui remporte le prix Carbet des Lycéens. En 2006, le prix du Gouverneur général du Canada est décerné à son album jeunesse Je suis fou de Vava.

Habitant en alternance Montréal, New-York et Miami, l’auteur se considère avant tout comme un citoyen de l’Amérique. C’est dans cet esprit qu’il rédige ce qu’il appellera son Autobiographie américaine, un grand projet regroupant une douzaine de ses titres et qui dresse un portrait de l’Amérique, d’Haïti à Montréal, en passant par les États-Unis. Les livres de Dany Laferrière ont été traduits dans une douzaine de langues, dont le coréen et le polonais. Son plus récent roman, L'énigme du retour, est en lice pour le Prix Médicis 2009 ainsi que pour le Prix Fémina 2009.

http://patwhite.com/node/8785
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Biloulou

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MessageSujet: Re: Le Café Littéraire   28/10/2009, 11:03



In memoriam

"Mort d’un silence" de Clémence Boulouque
Gallimard 2003 / 1.6 € - 10.50 ffr. / 128 pages
ISBN : 2-07-076832-5



Impossible, à même pas dix ans, de comprendre le monde adulte. Quand la petite Clémence apprend que son père va prendre de nouvelles fonctions et intégrer la chambre antiterroriste, elle est en vacances en Autriche avec ses parents. A son retour, ses J’aime Lire de l’été l’attendent, fidèles au poste. En septembre, des bombes éclatent dans Paris. On confie le dossier à Gilles Boulouque. Fin septembre, la petite famille repart en Autriche. «Les attentats m’effrayaient finalement bien moins que le décollage de l’avion.» C’est quelques semaines après que, pour la petite fille, les choses commencent à prendre un tour étrange : on lui explique que des gardes du corps vont assurer la sécurité de son père. Par précaution.

A mesure que l’enquête avance, il devient de moins en moins présent. En mars ont lieu les arrestations des membres du réseau Fouad Ali Saleh et le juge commence à être médiatisé. «Tout était déjà anormal ou allait le devenir à jamais, pourtant flottait encore une sorte d’incrédulité.» Puis vient l’affaire Gordji. Employé de l’ambassade d’Iran en France, Wahid Gordji refuse pendant plusieurs semaines de comparaître devant le juge. La crise conduira à la rupture des relations diplomatiques entre la France et l’Iran. Cet été-là, pour Clémence, la crise politique est surtout synonyme d’un départ en vacances sans cesse reporté… Gordji accepte finalement d’être interrogé. Soupçonné d’être impliqué dans les attentats, il ressortira pourtant libre du bureau du juge et sera expulsé en Iran. La presse flaire une manoeuvre politique visant à négocier la libération des otages français prisonniers au Liban. «Si Gordji était une monnaie d’échange, le juge devenait un pantin. […] C’est peut-être ce dimanche soir que la douleur a déferlé. Les jours ont défilé. Le visage de mon père avait ce teint translucide de pâleur.»

La douleur ne cessera jamais de s’amplifier dans les années qui suivront. Ni la peur, ni les menaces, ni les gardes du corps. Jusqu’à ce soir du 13 décembre 1990 où une autre douleur prendra violemment la place de tout ce qui, pour la petite fille, n’aurait pas dû exister. Et voilà l’absence. «Tout tournait tellement, autour de moi. Tout, et surtout ce sentiment tenace d’avoir supporté tant de peurs, tant de contraintes, tant de petites égratignures et de frustrations pour en arriver là, sans savoir pourquoi. Etre laissés seuls.»

Le livre de Clémence Boulouque n’est ni une confession intime, ni un portrait du père disparu, ni un brûlot contre ceux par qui le malheur est arrivé. Onze ans après le drame, elle trouve simplement les mots pour évoquer son histoire, l’histoire de la fin des années 80, et renouer avec sa mémoire. La nôtre souvent fait défaut. Si on se souvient de la vague des attentats sanglants à Paris en 1986, on se rappelle plus rarement le nom du juge saisi de l’affaire et sa fin tragique. «Mon père a eu le destin de tous ceux qui font l’actualité mais ne marquent pas l’histoire, une existence brève puis soufflée.»

Mort d’un silence vaut aussi pour cela : nous donner indirectement à réfléchir sur la valeur de l’information et sur sa médiatisation, si dense au moment des faits, et qui a une telle propension à l’évaporation… Mais là n’est pas d’abord le propos de Clémence Boulouque : «Je ne parle que de cela. De mes yeux d’enfant sur son regard perdu.» Et puis de ce long et improbable apprivoisement du manque. Ressentir, accepter l’absence passe parfois par des constats cruellement simples : «Bientôt, à vingt-six ans, onze mois et six jours, j’aurai passé plus de la moitié de ma vie sans lui.»

A travers ce récit, beau et touchant, une jeune femme dit qu’elle est maintenant prête à avoir un jour vingt-six ans, onze mois et sept jours.

(Anne Bleuzen)
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MessageSujet: Re: Le Café Littéraire   28/10/2009, 11:20

Pour mieux comprendre le récit de Clémence rien de mieux que celui de la vie et mort de son père.
En hommage au juge Gilles Boulouque.



LA MORT D’UN JUGE
(Christian Ferrand, l'Humanité, article paru le 14 décembre 1990)

Le magistrat parisien avait en charge toutes les grandes affaires de terrorisme. Accablé par des dizaines de dossiers, blessé par les attaques dont il avait fait l’objet après l’affaire Gordji et son inculpation pour « violation du secret de l’instruction », le juge d’instruction le plus protégé de France s’est tiré une balle dans la tête.

Quand on lui demandait ses motivations, Gilles Boulouque répondait avoir la « Justice comme idéal » ; il était un de ces magistrats qui ne ménagent ni leurs efforts ni leur peine dans leur culte intransigeant à l’égard de Themis et que meurtrissent profondément les attaques. Un juge d’instruction enfermé dans une solitude protégée, accablé des dossiers les plus lourds et les plus dangereux ; un homme qui menait son combat sans une plainte et dont on se rend compte aujourd’hui avoir transformé le sacerdoce en chemin de croix.

Dans la nuit de mercredi à jeudi l’homme a craqué. Gilles Boulouque s’est donné la mort à son domicile, rue Caulaincourt à Paris XVIIIe, en se tirant une balle dans la bouche avec son arme de service. Il est mort deux heures plus tard malgré les efforts du SAMU et des pompiers. Seule la thèse du suicide a pour l’instant été retenue par les enquêteurs qui auraient trouvé une lettre adressée à sa femme expliquant son geste. Des documents saisis dans la serviette du juge « font l’objet de vérifications » a déclaré à l’agence Reuter, le procureur Bruno Cotte.Ils évoqueraient, toujours selon Reuter des problèmes de nature privée et professionnelle.

Vers 4 h du matin, son corps a été transporté à l’Institut médico légal aux fins d’autopsie qui a été pratiquée hier après-midi par les Dr Lecomte et Campana en présence de Michel Gauthier, chef de la section criminelle du parquet, Paule Arrault substitut et Guy Parent, commissaire chargé de l’enquête. Selon les premiers éléments l’autopsie n’aurait livré « aucun élement permettant d’infirmer la thèse du suicide ». Gilles Boulouque avait 40 ans. Il était devenu célèbre à son corps défendant en prenant une place prépondérante dans la lutte anti-terroriste. A tel point que l’homme ne vivait plus qu’escorté en permanence d’une escouade de policiers, convoyé dans une voiture blindée et armé d’un pistolet de gros calibre. Il ne pouvait vivre qu’en état d’alerte permanente, à la manière des juges anti-mafia italiens ce qui ne cessait de l’inquiéter des conséquences que devait en supporter son entourage familial. Des contraintes qui ne l’empêchaient nullement de se montrer courtois en toutes occasions, manifestant une grande sensibilité à l’égard des victimes.

Dynamique, Gilles Boulouque a été au coeur des plus grosses affaires de terrorisme de ces dernières années, notamment à partir de 1986, quand le pouvoir avait donné de larges prérogatives à la 14e section du parquet, « l’anti-terroriste », dirigée par Alain Marsaud.

Il avait notamment été au coeur de la polémique liée à la libération de Wahid Gordji en novembre 1987. Dans son enquête sur les attentats commis en 1986 par le réseau de Fouad Ali Saleh, le juge d’instruction avait voulu faire interpeller Wahid Gordji, considéré comme le n° 2 de l’ambassade d’Iran, dans laquelle l’interprète s’était retranché. L’homme avait fini par répondre à la convocation du juge dans le cadre d’un accord entre la France et l’Iran metant un terme à la « guerre des ambassades » et le juge n’avait retenu aucune charge contre lui. Gilles Boulouque avait cependant été très affecté d’une caricature de Plantu à la Une du « Monde » (*) et écoeuré par l’exploitation politicienne déclenchée par cette libération.

On se souvient notamment qu’elle avait donné lieu à un sévère échange télévisé entre MM. Mitterrand et Chirac lors de la campagne présidentielle, le premier accusant son ancien premier ministre de lui avoir dévoilé les soupçons pesant contre Wahid Gordji, ce que Chirac avait démenti.

Blessé au point de porter plainte contre deux journalistes de « Libération » et du « Monde » qui mettaient en cause son indépendance, le magistrat avait par la suite été mortifié par l’attitude de la Chancellerie qui permit son inculpation pour « violation du secret de l’instruction » sur plainte de Fouad Ali Saleh en novembre 1988. Il avait d’ailleurs participé à la fondation de « l’Observatoire des Libertés » une association qui s’est attachée à dénoncer la dépendance du judiciaire au politique lors des derniers mouvements de magistrats et, à l’intérieur de laquelle, il s’était prononcé pour une réforme du statut des juges.

Et c’est peu dire de souligner qu’on ne l’a jamais épargné en l’inondant de dossiers « chauds ». Le juge Boulouge s’était fait remarqué dès sa seconde affectation à Bobigny en inculpant, en 1981, l’ex-capitaine de gendarmerie Paul Barril, alors chef du GIGN et chargé de la sécurité à l’Elysée dans une affaire de trafic d’armes. Barril qui se vantera dans un livre de l’avoir fait suivre. A Bobigny, il instruira également le dossier des complices de Mesrine et de nombreuses affaires de drogue.

A Paris dès 1983, il commencera à collectionner les dossiers touchant au terrorisme : l’extrême -gauche, l’armée secrète arménienne, Goerges Ibrahim Abdalah et ses fractions armées révolutionnaires libanaises, les vrais-faux passeports délivrés par le consulat de France en Guinée qui l’obligeait à de nombreux déplacements à l’étranger, ou le hold-up de la banque de France à Saint-Nazaire du 4 juillet 1986. Plus récemment, il venait à peine de terminer le bouclage du dossier des attentats de septembre 1986 à Paris (plus de 50.000 pages), et avait reçu celui des membres de l’ETA- militaire tout en gardant un oeil sur le dossier de ces ex-gendarmes surnommés « les plombiers de l’Elysée » qui avaient tenté de poser une écoute téléphonique chez un huissier du Conseil supérieur de la magistrature.

N’était-ce pas trop pour un seul homme ? Trop de dossiers « chauds » pour un magistrat piégé dans la solitude de sa fonction et dont on savait qu’aucune tâche supplémentaire ne le découragerait ?

Elégant, grand fumeur et amateur d’escargots, Gilles Boulouque n’était pas destiné au rôle qui fut le sien : ses études l’avaient conduit vers le droit privé tandis que son frère, le commissaire de la Brigade criminelle, Thierry Boulouque préférait la police.

L’homme s’est pourtant totalement investi dans une mission dont il avait l’idée la plus noble. Est-ce franchir le trait que de le compter parmi ces magistrats qui ont pour non Renaud ou Michel ? Peut-être. Sa mort mérite en tous cas mieux que les polémiques indécentes qui ont fleuri dès hier. Elle mérite le respect dû à un honnête homme, tout simplement.


(*) - Cette caricature cruelle mais réaliste, montrait le dernier interrogatoire de Wahid Gordji, meurtrier d'un policier français : le juge Boulouque lui demandait dans quelle classe il désirait voyager pour son retour en Iran, libre.
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MessageSujet: Re: Le Café Littéraire   28/10/2009, 21:22

Citation :
Philip Roth annonce la fin prochaine du livre



Le livre est-il condamné à disparaître ?

Oui, affirme l’écrivain américain Philip Roth dans une interview accordée au site The Daily Beast.


En plein promotion de son nouveau roman The Humbling (L'humiliation en français), il ne cache pas ses doutes quant à l’avenir de l’édition, estimant que le livre aura disparu d’ici 25 ans.

«Je pense que les gens liront toujours mais ils seront moins nombreux, explique-t-il. Le problème, c’est l’imprimé, c’est l’objet même du livre. Lire requiert de la concentration et une certaine dévotion. Si vous lisez un livre en plus de deux semaines, vous ne le lisez pas vraiment.» Et l’écrivain n’est pas rassuré par l’arrivée des livres électroniques. «Le Kindle ne changera rien, ajoute-t-il. Le livre ne peut rivaliser avec l’écran, il ne peut rivaliser ni avec un écran de télé, ni avec un écran d'ordinateur. Avec la multiplication des écrans, le livre ne peut pas s’en sortir».

http://www.20minutes.fr/article/358917/Culture-Philip-Roth-annonce-la-fin-prochaine-du-livre.php
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OmbreBlanche

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MessageSujet: Re: Le Café Littéraire   2/11/2009, 17:32

Citation :
Marie Ndiaye remporte le Goncourt 2009



Marie Ndiaye a obtenu le plus prestigieux des prix littéraires de l'automne au 1er tour avec 5 voix contre 2 à Jean-Philippe Toussaint pour La Vérité sur Marie et une voix à Delphine de Vigan pour Les Heures souterraines.


Marie Ndiaye est la première femme à obtenir le Goncourt depuis 1998. Elle s'est déclarée très contente pour le livre et pour l'éditeur (Gallimard, ndlr). "Je suis très contente d'être une femme qui reçoit le prix Goncourt", a-t-elle expliqué à la presse en arrivant devant le restaurant Drouant, où le prestigieux prix venait de lui être attribué. "Une sorte de miracle s'était déjà produit avec le succès du livre", a-t-elle ajouté, "ce prix est inattendu. C'est aussi le couronnement et la récompense de 25 ans d'écriture et de cette opiniâtreté".

Née le 4 juin 1967 à Pithiviers (Loiret), d'un père d'origine sénégalaise et d'une mère française, Marie NDiaye a grandi en banlieue parisienne. Elevée uniquement en France par sa mère, professeur de sciences naturelles, elle publie à 18 ans son premier roman, Qu ant au riche avenir (1985). Remarquée par Jérôme Lindon des éditions de Minuit, elle abandonne rapidement ses études pour se consacrer à l'écriture et enchaîne depuis romans et recueils de nouvelles. Une vingtaine en 23 ans, parus pour l'essentiel chez Minuit puis chez Gallimard. Comédie classique (1988), La femme changée en bûche (1989), La sorcière (1996)...

Romancière atypique, tour à tour féministe, engagée, elle surprend par l'étrangeté de ses récits, qui parlent des femmes et des rapports compliqués entre les gens. Prix Femina en 2001 pour Rosie Carpe, elle entre en 2003 au répertoire de la Comédie-Française avec Papa doit manger.

Trois femmes puissantes regroupe trois récits dont les héroïnes résistent pour préserver leur dignité, entre la France et l'Afrique.

En 2007, Marie Ndiaye s'est installée à Berlin avec sa famille.

http://www.lepoint.fr/culture/2009-11-02/prix-litteraire-marie-ndiaye-remporte-le-goncourt-2009/249/0/391115&xtor=EPR-6-%5BNewsletter-Quotidienne%5D-20091102
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MessageSujet: Re: Le Café Littéraire   2/11/2009, 17:36

Citation :
Le Renaudot 2009 attribué à Frédéric Beigbeder



Alors que Marie Ndiaye remporte le prix Goncourt 2009 pour Trois femmes puissantes (Gallimard), Frédéric Beigbeder reçoit le prix Renaudot avec Un roman français.


Trublion de l'édition française devenu l'un des piliers de la critique littéraire, Frédéric Beigbeder - auteur comblé de 99 francs en 2000 et prix Interallié 2003 avec Windows on the World - obtient là une nouvelle consécration pour son talent d'écrivain. Un roman français, son récit autobiographique, fleure la province profonde. Fatigué des nuits de défonce dans les boîtes de nuit parisiennes, l'ex-jet-setter livre le récit sensible de son enfance béarnaise. Au départ, il y a la prise de conscience que la dégringolade devient dangereuse. Interpellé le 29 janvier 2008 en plein Paris alors qu'il sniffe de la cocaïne sur le capot d'une voiture, il passe la nuit au dépôt.

Pour tenir le coup, "Beig" décide de remonter le temps. Né dans une famille de la grande bourgeoisie du sud-ouest de la France, il retourne pour Un roman français sur les plages de son enfance, raconte sa rivalité avec son frère Charles, devenu l'un des dirigeants du Medef, et le divorce de ses parents. C'est souvent drôle, mélancolique, pudique à sa façon. Le roman d'une grande bourgeoisie provinciale en phase terminale. Fidèle à lui-même, Frédéric Beigbeder, à peine récompensé du prix Renaudot, lance un clin d'oeil au procureur de Paris, Jean-Claude Marin : "j'ai une pensée pour le procureur (de la République) de Paris, à qui je dois beaucoup. Je n'aurais pas écrit ce livre si je n'avais pas été mis en garde à vue. Je remercie également les policiers du huitième arrondissement", a ironisé l'écrivain.

http://www.lepoint.fr/culture/2009-11-02/prix-litteraire-le-renaudot-2009-attribue-a-frederic-beigbeder/249/0/391126&xtor=EPR-6-%5BNewsletter-Quotidienne%5D-20091102
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quantat

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MessageSujet: Re: Le Café Littéraire   2/11/2009, 17:44

Une noire et un drogué !! a ben bravo la littérature française !!!

Je préfère aller me relire les textes de Baudelaire en écoutant Etta James tiens!

_________________
La j'ouïs sens est inter-diteJL
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MessageSujet: Re: Le Café Littéraire   6/11/2009, 22:36

L'histoire d'un amour sublimé

"Le Soulier de satin", de Paul Claudel



"Jette tout ! Donne tout afin de tout recevoir", telle est la maxime de Doña Prouhèze que l'on peut retenir comme étant le thème annonciateur de ce roman.


Il faut alors imaginer l'Espagne du Siècle d'or, lorsque celle-ci était le phare du monde chrétien. Voici l'histoire de Don Rodrigue de Manacor qui est aimé par une femme mariée, Doña Prouhèze, qui tente de résister à cette impossible passion.

Pour cela, elle dépose un soulier de satin aux pieds d'une statue de la Vierge en faisant le voeu de n'aller vers le mal qu'avec un pied boiteux. Cependant, Rodrigue, blessé au combat, est rejoint par Doña Prouhèze, suivie par Pélage, son mari, qui loin de la punir lui propose de relever un défi.

Elle doit se faire la gardienne de Mogador, en Afrique, avec Don Camille que l'on soupçonne de trahison et qui a déclaré sa flamme à Doña Prouhèze: Rodrigue, lui, part prendre la place de vice-roi des terres d'outre-mer sur ordre du roi. Cette séparation physique forge l'union spirituelle entre Rodrigue et Doña Prouhèze.

Don Pélage mort, celle-ci est contrainte d'épouser Don Camille.

Rodrigue veut sauver sa dulcinée, entre-temps devenue mystique, et doit à sa demande tout abandonner. Il s'exécute et devient esclave puis serviteur; ainsi il se détache de tout pour se rapprocher de Dieu.

C'est avec cette œuvre qu'éclate l'œuvre mystique de Paul Claudel, chantre du crédo de l'Église catholique et poète d'une grande psychologie qui mêle la quête de Dieu à l'art lyrique.

En effet, les amours de Rodrigue et Doña Prouhèze ne sont que l'armature de cette épopée où le sacrifice tend vers la quête totale de Dieu. L'amour véritable s'affermit dans le renoncement qui lui ouvre le monde au lieu de lui en fermer l'accès.

Pour Claudel, le dépouillement est la condition première de l'accession à Dieu. Ce roman présente la synthèse de la destinée de l'homme face à l'universalité de Dieu.
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MessageSujet: Re: Le Café Littéraire   25/11/2009, 18:42

Citation :
Il y a 20 ans, disparaissait l’écrivain Birago Diop



Il y a 20 ans, le 25 novembre 1989, disparaissait à Dakar, Birago Diop, écrivain sénégalais d’expression française, qui rendit hommage à la tradition orale de son pays en publiant essentiellement des contes et des poèmes.


Né en décembre 1906 ‘’accidentellement’’ à Ouakam, comme il le disait, il reçut une formation coranique et suivit simultanément les cours de l’école française. En 1920, il échoua à l’examen d’entrée à l’école William Ponty, mais obtint une bourse pour le lycée Faidherbe à Saint-Louis. Il fréquenta cette école mixte, de 1921 à 1928.

En 1928, alors qu’il essayait d’obtenir une nouvelle bourse, Diop fut appelé au service militaire. Il fut, pendant onze mois, infirmier à l’hôpital militaire de Saint-Louis.

Pendant ses études de médecine vétérinaire à l’Université de Toulouse (1928-1933) et à l’Institut d’études vétérinaires exotiques à Paris (1933-34), il resta à l’écoute des travaux des africanistes, et s’associa à la fin des années 1930 au mouvement de la Négritude lancé par Léopold Sédar Senghor, Aimé Césaire et Léon Gontran-Damas. Birago Diop a collaboré au journal ‘’l’Etudiant Noir’’ fondé par Senghor.

http://www.aps.sn/aps.php?page=articles&id_article=62376

"Quand la mémoire va chercher du bois mort, elle ramène le fagot qui lui plaît", écrivait-il dans Les mamelles.

Il reste certainement l'une des plus grandes plumes du continent noir avec Senghor et un des meilleurs représentants de la négritude avec Césaire.
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emma

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MessageSujet: Re: Le Café Littéraire   9/2/2010, 01:49

Bernard-Henri Lévy et l'auteur qui n'existait pas

Dans son dernier livre, Bernard-Henri Lévy cite un auteur imaginaire. Interrogé par Libération, il reconnaît son erreur et salue «l'artiste» qui l'a piégé.

http://www.liberation.fr/culture/0101618122-bernard-henri-levy-et-le-philosophe-qui-n-existait-pas

A la page 122 de son dernier livre, De la guerre en philosophie (Grasset), Bernard-Henri Lévy veut montrer que la «froideur» de certains concepts de Kant traduit une volonté de «contenir» les affres d’une vie ou une «folie souterraine». A l’appui, il cite l’ouvrage qu’«au lendemain de la Seconde Guerre mondiale», un certain Jean-Baptiste Botul a consacré au «philosophe sans vie et sans corps par excellence». Pas de chance: la référence est un panneau dans lequel tombe l’essayiste, puisque Jean-Baptiste Botul n’existe pas, et que ses ouvrages - dont La vie sexuelle d’Emmanuel Kant (Mille et une nuits) - sont l’oeuvre de Frédéric Pagès, journaliste au Canard Enchaîné et agrégé de philosophie. Levant le lièvre, le site nouvelobs.com parlait hier du «flagrant délire» de Lévy, info relayée de blog en blog.

Bernard-Henri Lévy nous a transmis un texte où il choisit de prendre l’affaire en beau joueur: «Salut l’artiste. Chapeau pour ce Kant inventé mais plus vrai que nature et dont le portrait, qu’il soit donc signé Botul, Pagès ou Tartempion, me semble toujours aussi raccord avec mon idée d’un Kant (ou, en la circonstance, d’un Althusser) tourmenté par des démons moins conceptuels qu’il y paraît.»

Frédéric Pagès invente Jean-Baptiste Botul en 1996, profitant d’une homophonie prometteuse avec le «botulisme», maladie mortelle provoquée par la toxine «botulique»: le terme Botox vient de là. L’association des amis de Botul organise lectures et conférences qui perpétuent la fiction.

Bernard-Henri Lévy en flagrant délire

Ce devait être le grand retour philosophique de BHL. Patatras! L'opération semble compromise par une énorme bourde contenue dans "De la guerre en philosophie", à paraître le 10 février. Une boulette atomique qui soulève pas mal de questions sur les méthodes de travail béhachéliennes.
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OmbreBlanche

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MessageSujet: Re: Le Café Littéraire   18/6/2010, 21:08



Mort de l'écrivain et prix Nobel portugais José Saramago

http://www.la-croix.com/Mort-de-l-ecrivain-et-prix-Nobel-portugais-Jose-Saramago-/article/2429658/5548

L'auteur du "Dieu manchot" est décédé vendredi 18 juin, à l'âge de 87 ans, sur l'île espagnole de Lanzarote où il vivait depuis 1993.

Né en novembre 1922 dans le village d'Azinhaga, au centre du pays, José Saramago, fils de paysans sans terre émigrés à Lisbonne, abandonne le lycée à 12 ans pour suivre une formation de serrurier, métier qu'il exercera pendant deux ans.

Il publie son premier roman, Terre de péché, à 25 ans, mais attendra 19 ans pour sortir son deuxième livre, un recueil de poésie, Poèmes possibles. Entre-temps, il travaille dans l'administration ou des maisons d'édition et collabore à plusieurs journaux.

Inscrit en 1969 au Parti communiste, alors clandestin, il participe à la Révolution des œillets du 25 avril 1974 qui met fin à la dictature de Salazar.

Il fait scandale avec L'évangile selon Jésus-Christ

Son deuxième roman, Manuel de peinture et de calligraphie, paraît en 1977. Mais ce n'est qu'en 1982, alors qu'il a déjà 60 ans, qu'il accède à la notoriété avec Le Dieu manchot, roman d'amour dont l'action se déroule au 18e siècle.

En 1992, il fait scandale au Portugal avec L'évangile selon Jésus-Christ dans lequel il met en scène Jésus et Marie-Madeleine. Il finira par quitter son pays pour s'installer dans l'archipel espagnol des Canaries.

Auteur de romans denses, à la limite du fantastique, qui invitent à se révolter contre l'état du monde, José Saramago a publié une trentaine d'œuvres, en soixante ans, des romans mais aussi de la poésie, des essais et des pièces de théâtre. Depuis 2008, il tenait également un blog, O caderno de Saramago, dont les billets ont été rassemblés dans un livre.
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MessageSujet: Re: Le Café Littéraire   20/7/2010, 10:59



Voici la suite du célèbre roman de Jane Austen Orgueil et Préjugés.

Colleen McCullough y raconte le destin des sœurs Bennett, tout en centrant son récit sur Mary, la troisième et la plus discrète.

Vingt ans ont passé.

À 38 ans, Mary, restée célibataire, découvre l'indépendance à la mort de sa mère, dont elle s'est occupée durant toute sa maladie.

Alors que sa famille la pousse à se marier, elle choisit de voyager à travers l'Angleterre, et d'écrire un livre pour attirer l'attention sur le sort de la classe ouvrière.

Le mariage est loin de ses préoccupations, et pourtant Angus Wilson, le magnat de la presse, fait tout pour la séduire.

Mais les ennuis, eux, ne sont pas loin...

Mais sa famille veille et, après l'épreuve, Mary trouvera enfin l'amour et une raison de vivre : la création d'un orphelinat.
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Ungern

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MessageSujet: Roman extra .   29/9/2010, 08:22

Je viens de terminer la lecture d'un roman extra .
On n'y parle ni d'Israël,ni de Bush,ni de Sarko,ni de polution ....



Enfant 44

Tom Rob Smith

Editions Pocket



Ca se passe dans les années 50 en union soviétique .
Ca mèle une enquete judiciaire et la vie à l'époque stalinienne avec ses folies et ses absurdités .
La fin de l'histoire est totalement inattendue .
C'est "génial" .
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