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 A LIRE : Les Hommes de Napoléon - Témoignages

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OmbreBlanche

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MessageSujet: A LIRE : Les Hommes de Napoléon - Témoignages   7/5/2011, 18:12

... Napoléon, raconté par les témoignages de ceux qui ont combattu à ses côtés qu'ils soient simples grognards ou capitaines :



Citation :
Silvain est un soldat de seize ans, engagé volontaire. Jean-Marie est un briscard de trente ans, grognard de la Vieille Garde. Adam est officier d'ordonnance auprès de l'Empereur. La Flize est chirurgien major. Ils viennent de Provence, du Jura, du Nord, de toute la France. Tous ils l'ont suivi jusqu'à Moscou en passant par Austerlitz, Iéna, Wagram, mais aussi Madrid et Baylen. Ils le suivront encore au-delà de la Bérézina et, pour finir, à Waterloo... Ce sont les hommes de Napoléon.
Un jour, ils ont posé les armes. Ils ont vieilli. Et, par chance pour nous, ils se sont finalement décidés à écrire leurs souvenirs, les meilleurs - ah ! le soleil d'Austerlitz ! - et les pires : la boue, la glace, le sang.
Ces souvenirs sont une mine d'or de la mémoire. Voici les plus émouvants d'entre eux, extraits et agencés de façon à écrire l'histoire de la Grande Armée. Mis bout à bout, ces documents devenus introuvables, dénichés au fond des archives et des bibliothèques, font l'effet d'un grand film épique.
Pour un peu, on entendrait cliqueter les sabres !

Présenté par Christophe Bourachot, fondateur de la Librairie des Deux Empires, contributeur actif de l'encyclopédie Wikipédia, créateur du blog http://lestafette.unblog.fr et membre de la Société napoléonienne internationale.

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Ungern

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MessageSujet: Re: A LIRE : Les Hommes de Napoléon - Témoignages   7/5/2011, 18:27

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MessageSujet: Re: A LIRE : Les Hommes de Napoléon - Témoignages   8/5/2011, 11:22


Le sous-lieutenant Jules Marnier du 24e régiment de ligne raconte au soir de la glorieuse bataille d'Eylau (1807) :

"A mesure que les hommes tombaient, la neige les couvrait d'un même linceul ; et quand la nuit fut venue, quand les Français maîtres du champ de bataille, eurent allumé sur cette vaste plaine les feux de leurs bivouacs, on vit d'espace en espace cette neige s'agiter, des blessés, engourdis par le froid, réveillés par ces lueurs qui leur promettait des secours, secouer leur suaire glacé, se lever, et Russes ou Français, amis ou ennemis se trainer vers ces feux sauveurs. Tous y furent reçus comme des frères, et les secours de la chirurgie leur furent distribués sans qu'on songeât à s'enquérir de leur nationalité."

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MessageSujet: Re: A LIRE : Les Hommes de Napoléon - Témoignages   8/5/2011, 14:32

... toujours extrait des carnets du sous-lieutenant Marnier, voici la prise de la ville de Braunsberg (auj. Braniewo) en Prusse-Orientale :


"L'ennemi nous attendait en grande force, non loin de Braunsberg, malgré son échec du 16, à Ostrolenka : vingt pièces de canon firent bientôt pleuvoir au hasard dans la direction de la route, boulets, obus et mitraille.
En ce moment la neige tombait à larges flocons, nous pûmes à l'aide de ce rideau blanc manœuvrer sans être aperçus, et fondre inopinément sur la ville en tournant l'ennemi par sa droite.
Un rayon de soleil démasqua notre mouvement, l'ennemi reforma son aile droite pour nous faire face, mais déjà nous atteignions les jardins d'enceinte. Ma compagnie, commandée par le lieutenant Tasset, engage aussitôt le combat corps à corps, avec un bataille de grenadiers prussiens postés en réserve sur la place du grand faubourg, en avant du pont de la Passarge. Dès lors, la fusillade se croise, ardente et sans relâche ; Tasset est tué, je prends le commandement de la compagnie. Je fais remarquer aux hommes une certaine hésitation dans la troupe qui nous est opposée ; nous crions tous d'une seule voix : A la baïonnette ! Le clairon sonne la charge... une balle l'étend à terre, je me saisis de son instrument, trop inhabile pour en tirer les notes de circonstance, je les remplace par le cri : Vive l'Empereur ! Devant cette exclamation magique, rien jamais n'avait su résister aux Français.
Le bataillon prussien tire au hasard et se prend à fuir. Infanterie, artillerie, cavalerie traversent dans une confusion incroyable et la baïonnette aux reins, le pont, leur unique ressource.
Nous n'étions pas soixante réunis, c'était trop peu pour barrer le pont, mais c'était assez pour cribler ceux qui en tenteraient le passage ; nous tirions à bout portant.
Le pont est bientôt couvert de cadavres, l'ennemi cherche de tous côtés des issues pour effectuer sa retraite qui se change en affreuse déroute
."
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MessageSujet: Re: A LIRE : Les Hommes de Napoléon - Témoignages   8/5/2011, 15:40

... souvenirs du soldat Bertrand, le 10 juin 1807, présent lors de la bataille d'Heilsberg :


"Nous couchâmes sur le champ de bataille et, le lendemain, nous quittions ce bivouac. Nous marchions sous une pluie diluvienne lorsque, derrière nous, se fait entendre un bruit lointain que nous connaissions bien. C'était l'Empereur ! Les colonnes s'arrêtent, se forment en bataille. Il passe à cheval, au pas, devant le front des troupes. De son petit chapeau rabattu, l'eau tombait en gouttière sur sa capote grise couverte de boue jusqu'au épaules. Les tambours battent aux champs, les musiques et les fanfares font entendre les chants de gloire et de victoire, la joie et l'enthousiasme font battre les coeurs, ces sentiments se reflètent sur toutes les figures.
Il aperçoit un tambour du régiment la tête bandée d'un mouchoir plein de sang et lui en demande la cause. Ce tambour, que nous appelions l’Égyptien parce qu'il avait fait cette campagne, lui répond :


- Sire, hier, en battant la charge, j'ai eu une oreille décrochée par une balle russe.

L'Empereur, voyant que ce tambour avait sur sa poitrine l'étoile de l'honneur, et, sur sa banderole, les baguettes d'honneur gagnées à Marengo, dit au colonel :

- Ce brave était avec moi en Italie, vous me l'enverrez.
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MessageSujet: Re: A LIRE : Les Hommes de Napoléon - Témoignages   8/5/2011, 15:55

Les rapports parfois difficiles entre le Maréchal de Lannes et Napoléon...


Constamment en querelle, se réconciliant toujours, avec Bonaparte, Lannes se lamentait d'avoir pour lui les élans et les faiblesses qu'un homme épris peut avoir pour une maîtresse : "Ah ! que je suis malheureux d'avoir une telle passion pour cette catin !..."

Toutefois, à sa "catin", Lannes ne mâchait jamais ses mots. Il ne cessa pas de le te tutoyer. En campagne, recevant en pleine nuit un ordre absurde, Lannes, alors maréchal, court au quartier général, bouscule tout ce qui s'oppose à son passage, tire Napoléon de son lit, et lui crie : "Est-ce que tu te fous de moi... ?" En chemise et bonnet de nuit, Napoléon s'efforce de le calmer et de le renvoyer.

Quant à la femme de Lannes, Napoléon ne l'aimait guère. "Une salope", disait-il d'elle, à Sainte-Hélène.
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MessageSujet: Re: A LIRE : Les Hommes de Napoléon - Témoignages   8/5/2011, 16:20


Surnommé "le séide mouchard", homme lige de Bonaparte, exécuteur des basses œuvres, le général René Savary est le chef de la gendarmerie, de la police de l'armée, puis ministre de la Police. C'est lui que Bonaparte charge de l'exécution du duc d'Enghien. "C'était sa place", déclara Napoléon, qui le fera duc de Rovigo et le couvrira de bienfaits. Entre autres : 6 millions de francs-or.
Dans toutes les affaires douteuses : Enghien, Pichegru, Toussaint-Louverture, Aréna, enlèvement des princes espagnols, empoisonnement des cardinaux, etc. il y a la main de Savary.

La femme de Savary, Félicité, est une des maitresses de Napoléon. Elle veut le bâton de Maréchal pour son mari. Napoléon refuse, parce que la belle Félicité la trompe avec Sébastiani, un Corse comme lui mais qu'il déteste. Félicité nargue Napoléon en lui demandant, de surcroit, un second bâton de maréchal pour Sébastiani. Napoléon se venge en disant, à haute voix, à Félicité, un jour de réception, au palais : "Quelle figure vous avez aujourd'hui !... Avec qui avez-vous couché cette nuit ?..."
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