Libres Propos
Frappez, entrez et soyez bienvenu !



Bienvenu Invité, sur le forum Libres Propos
AccueilPortailGalerieFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion
anipassion.com
Partagez | 
 

 P'tite leçon d'économie

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
kalawasa

avatar

Masculin Nombre de messages : 9861
Localisation : En haut à droite
Date d'inscription : 29/12/2012

MessageSujet: P'tite leçon d'économie   9/11/2014, 16:17

Les impôts expliqués par un prof. d'économie

C'est bien le moment

> > Le principe des impôts semble pouvoir s'expliquer par une logique assez simple.

Mais beaucoup pourtant, ne le saisissent pas toujours ...

Comme c'est la saison des taxes, laissez-moi vous l'expliquer en termes simples
que tout le monde peut comprendre.

Imaginons que tous les jours, 10 amis se retrouvent pour boire une bière
et que l'addition totale se monte à 100 euros.
(On reste dans le simple : cela ferait 10 euros par personne !)
Mais nos 10 amis décidèrent de payer cette facture selon une répartition
qui s'inspire du calcul de l'impôt sur le revenu !

Ce qui donna ceci :
· Les 4 premiers (les 4 plus pauvres !), ne paient RIEN.
· Le 5ème paye 1 euro
· Le 6ème paye 3 euros
· Le 7ème paye 7 euros
· Le 8ème paye 12 euros
· Le 9ème paye 18 euros
· Le dernier (le plus riche !) paye 59 euros.

> > Les dix hommes se retrouvèrent chaque jour à boire leur bière
et semblaient assez contents de leur arrangement.
Jusqu'au jour où le tenancier décida de leur faire une remise de fidélité !
« Comme vous êtes de bons clients, j'ai décidé de vous faire
une remise de 20 euros sur la facture totale...
...vous ne payerez donc désormais vos 10 bières que 80 euros ! »
Le groupe décida de continuer à payer la nouvelle somme de la même façon
qu'ils auraient payé leurs taxes. Les 4 premiers continuèrent à boire gratuitement.
Mais comment les 6 autres, (les clients payants) allaient-ils diviser les 20 euros
de remise de façon équitable ???
Ils réalisèrent que 20 euros divisé par 6 faisaient 3,33 euros.
Mais, s'ils soustrayaient cette somme de leur partage, alors le 5ème et 6ème homme
devraient être payés pour boire leur bière !!!
Le tenancier du bar suggéra qu'il serait plus équitable de réduire l'addition
de chacun d'un pourcentage du même ordre.

Il fit donc les calculs ... ce qui donna ceci :
· Le 5ème homme, comme les quatre premiers ne payeront plus rien. (un pauvre de plus !)
· Le 6ème payera 2 euros au lieu de 3 (33% réduction)
· Le 7ème payera 5 euros au lieu de 7 (28% de réduction)
· Le 8ème payera 9 euros au lieu de 12 (25% de réduction)
· Le 9ème payera 14 euros au lieu de 18 (22% de réduction)
· Le 10ème payera 50 euros au lieu de 59 euros (16% de réduction)

Chacun des six « payants » paya moins qu'avant et les 4 premiers continuèrent à boire gratuitement !!
Mais ...une fois hors du bar, chacun compara son économie :

« J'ai eu seulement 1 euro sur les 20 euros de remise ! », dit le 6ème
en désignant du doigt le 10ème il ajouta : « Lui, il en a eu 9 !!! »

« Ouais ! dit le 5ème, j'ai seulement eu 1 euro d'économie moi aussi ... »

« C'est vrai ! » s'exclama le 7ème « pourquoi le 10ème aurait-il 9 euros d'économie
alors que je n'en ai eu que  deux ? ...
... c’est anormal que ce soit le plus riche qui bénéficie de la plus importante réduction ! »

« Attendez une minute » cria le 1er homme, « nous 4 n'avons rien eu du tout ... donc,
ce système exploite les pauvres !!! »

Les 9 hommes cernèrent le 10ème et l'insultèrent ... et le lendemain
notre 10ème homme, (le plus riche !) ne vint pas boire sa bière !

Aussi, les 9 autres s'assirent et burent leur bière sans lui.

Mais quant vint le moment de payer leur note, ils découvrirent quelque chose d'important :

Ils n'avaient pas assez d'argent pour payer ne serait-ce que la moitié de l'addition !

> > Et cela, mes chers amis, est le strict reflet de notre système d'imposition.

 Les gens qui payent le plus de taxes tirent le plus de bénéfice d'une réduction d’impôts,
mais ceux qui ne paient pas d'impôt s'estiment lésés !
Taxez les plus forts, accusez-les d'être riches et ils risquent
de ne plus se montrer désormais ...et d'aller boire leur bière à l'étranger !!!

> > Moralité :
Pour ceux qui ont compris ...aucune explication n'est nécessaire !!!
Pour ceux qui n'ont pas compris ...aucune explication n'est possible !

> > David R. Kamerschen, professeur d'économie.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
kalawasa

avatar

Masculin Nombre de messages : 9861
Localisation : En haut à droite
Date d'inscription : 29/12/2012

MessageSujet: Re: P'tite leçon d'économie   1/8/2017, 11:01

Un peu long, mais très intéressant !

Marc est acheteur dans un groupe industriel.

Le groupe fabrique des vérins et, en particulier, Marc est responsable de l'achat du petit moteur qui fait marcher ces vérins.

C'est une pièce simple avec peu de valeur ajoutée.

Au moment où Marc a rejoint l'entreprise cette pièce était fabriquée en Chine. Elle y coûtait 15€ à produire contre 18€ en Europe de l'Ouest.

Parenthèse : on a tendance à croire que les entreprise délocalisent en Chine pour diviser leurs coûts de production par deux ou par trois. Cela était peut-être vrai au siècle dernier mais cela fait bien longtemps que la réalité se compte en petites dizaines de pourcents... au mieux.

Le coût de la pièce est calculé à la sortie d'usine. Depuis la Chine il faut encore compter le transport, le stockage, les assurances et surtout le coût du capital.

En effet, Marc achète 20 000 pièces par an et doit conserver en permanence un an de stock à Milan pour faire face aux aléas de production, transport, dédouanement etc...

Marc doit donc immobiliser l’équivalent de 300 000€ de stock en permanence pour faire venir ses pièces de Chine.

Ce sont 300 000 euros qui ne servent pas à développer l'entreprise : il y a un coût d'opportunité important. Combien nous rapporterait ce capital si nous en faisions autre chose et combien nous en attendons aujourd'hui. C'est le coût du capital.

Les actionnaires et les créanciers attendent un certain rendement du capital utilisé par l’entreprise selon le risque et les autres opportunités d’investissement. Étant donné la faiblesse des taux, les créanciers n’ont pas beaucoup d’options pour placer leur argent ailleurs et revoient donc leurs attentes à la baisse.

Dans l'entreprise de Marc, néanmoins, pour de bonnes ou mauvaises raisons, ils imputent 10% de coût du capital en prenant en compte le rendement espéré et les frais du service financier. Le stock du Marc lui coûte donc 30 000€ par an d'un point de vue comptable.

Il faut encore ajouter 10% de frais de stockage, 10% de risque d'obsolescence et 5% d'assurances c'est-à-dire au total :

10% d'immobilisation du capital
+10% de stockage
+10% de risque d'obsolescence
+5% d'assurances
_____________________________
= 35% de surcoût pour une pièce venant de Chine

Or, aucun de ses surcoût ne s'applique depuis l'Europe : la proximité et l'expertise industrielle permettent de produire en flux tendu : pas d'immobilisation, pas de stock, pas d'obsolescence, pas d'assurance.

Finalement en coûts complets la pièce chinoise coûte 20,25€ contre 18 pour la pièce européenne.

Et c'est sans compter les coûts cachés de la gestion d’un partenaire en Chine, le contrôle qualité renforcés d'un côté… Et les bénéfices de la proximité d’une usine en Europe sans décalage horaire ni barrière culturelle de l'autre.

Et que pensez-vous que Marc a fait... Il a relocalisé sa pièce en Europe.

Il se trouve que Marc a la fibre humaniste et s'est battu pour ce projet qui avait d'abord fait sourire ses managers.

Mais de nombreuses entreprises ne sont pas aussi performantes que celle de Marc et ne comptent qu’un coût du capital de 1 ou 2% (le taux effectif s’ils devaient l’emprunter à la banque).

Les taux extrêmement bas ne les incitent donc pas à relocaliser leurs activités en Europe alors qu’elles font voyager, transiter et stocker des millions et millions de pièces d’un bout à l’autre du globe contre tout bon sens.

Mais imaginez que les taux directeurs de la BCE ne soient plus à 0 mais à 3% voire même plus encore... Le coût du capital augmenterait d’autant... Et alors vous pouvez être sûr que le mouvement de relocalisation s'accélèrerait.

Les taux bas aujourd'hui empêchent la relocalisation de nos industries alors même que celle-ci se fait naturellement.

En revanche, le moteur de Marc qui avait été délocalisée de France vers la Chine n'est pas revenu en France mais en Italie.

Le problème d’ailleurs n'était même pas directement le coût de production du moteur : il n'existait tout simplement plus personne capable de produire cette pièce simple dans l'hexagone.

Le cas de Marc n'est pas isolé. C’est tout un mouvement qui est presqu’invisible en France mais très puissant en Allemagne, Autriche et Italie.

Et ce malgré le sabotage de la part de la Banque Centrale Européenne qui préfère sauver ses ripoux de banquiers que son économie.  

Et ce malgré le sabotage de ceux qui nous gouvernent et qui veulent en finir avec l’industrie : Jean Pisani-Ferri, l’économiste qui a écrit le programme d'Emmanuel Macron prédit la disparition d'un million d'emplois industriels dans les 10 ans à venir. Il serait plus juste de dire qu'il les programme par pure idéologie.

Mais la réalité pour qui daigne observer c'est qu'ils sont en train d'empêcher le reflux naturel de la mondialisation, un mouvement de relocalisation qui serait pourtant porteur d'activité, d'emplois, de croissance si l'État n'était si dépendant de sa dette gratuite.

C'est la 4e révolution industrielle qui se joue ici (je vous en parlerai bientôt).

Heureusement l'Allemagne est en pointe sur ce sujet... Au moins nous pourrons toujours aller chercher un travail dans la Ruhr.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Younes bis



Masculin Nombre de messages : 1888
Date d'inscription : 18/12/2015

MessageSujet: Re: P'tite leçon d'économie   4/8/2017, 00:46

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Younes bis



Masculin Nombre de messages : 1888
Date d'inscription : 18/12/2015

MessageSujet: Re: P'tite leçon d'économie   4/8/2017, 15:15

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
kalawasa

avatar

Masculin Nombre de messages : 9861
Localisation : En haut à droite
Date d'inscription : 29/12/2012

MessageSujet: Re: P'tite leçon d'économie   5/8/2017, 10:03

Cette semaine, les médias nous informent que nous avons consommé tout ce que la Terre a produit en un an, et que nous vivons désormais à crédit. Cet étrange calcul considère, entre autres, la reproduction de la faune marine, les prélèvements d’eau, les rejets de dioxyde de carbone. Qu’est-ce que cela signifie ? Avec un peu de mauvaise foi, il faudrait comprendre que nous ne devrions plus prélever quoi que ce soit dans la nature. Si, comme moi, vous avez semé vos navets en juillet, vous ne devrez absolument pas les récolter cet hiver ; de même, si vous vous apprêtez à semer mâche, cresson et épinard, n’espérez pas les consommer.

En relisant bien, on voit que la production agricole ne rentre pas en compte dans ce calcul. C’est bien dommage, car le facteur limitant de la croissance des plantes est justement le taux de dioxyde de carbone : ainsi, plus il y en a dans l’atmosphère, plus la production végétale augmente. Ce surplus de ressources vient contrebalancer la surconsommation de ressources pour l’élevage, au niveau des océans, la prolifération de phytoplancton permet d’alimenter toute la chaîne alimentaire et, au final, favorise la prolifération des stocks surexploités.

Conclusion : vive le CO² ! cheers (je vais me faire lyncher... Sad )
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Younes bis



Masculin Nombre de messages : 1888
Date d'inscription : 18/12/2015

MessageSujet: Re: P'tite leçon d'économie   5/8/2017, 10:16

@kalawasa a écrit:
au niveau des océans, la prolifération de phytoplancton permet d’alimenter toute la chaîne alimentaire et, au final, favorise la prolifération des stocks surexploités.

Conclusion : vive le CO² ! cheers (je vais me faire lyncher... Sad )

Un tel niveau de bêtise ne mérite même pas que l'on fasse l'effort de lever le bras pour te jeter une pierre !
C'est dommage ton sujet initial avait un coté original et pertinent et tu le sabordes.

Acidification des océans:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
kalawasa

avatar

Masculin Nombre de messages : 9861
Localisation : En haut à droite
Date d'inscription : 29/12/2012

MessageSujet: Re: P'tite leçon d'économie   5/8/2017, 11:29

Younes,dans le plus pur style de la lapidation islamique, a écrit:
Un tel niveau de bêtise ne mérite même pas que l'on fasse l'effort de lever le bras pour te jeter une pierre !

J'avais bien prédit que j'allais me faire lyncher , mais j'avais oublié que "La France Insoumise", sous la férule de son gourou et sous l'influence du GIEC avait noté que le pH des océans était plus élevé il y a 300 millions d'années !Toutes mes excuses, Maitre... Sad
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Younes bis



Masculin Nombre de messages : 1888
Date d'inscription : 18/12/2015

MessageSujet: Re: P'tite leçon d'économie   5/8/2017, 12:04

Younes qui heureusement n'est pas ,en plus, une femme noire si non qu'est-ce que cela serait a écrit:
Un tel niveau de bêtise ne mérite même pas que l'on fasse l'effort de lever le bras pour te jeter une pierre !

kalawasa amateur de prophéties auto-réalisatrices a écrit:
J'avais bien prédit que j'allais me faire lyncher , mais j'avais oublié que "La France Insoumise", sous la férule de son gourou et sous l'influence du GIEC avait noté que le pH des océans était plus élevé il y a 300 millions d'années !


Vous avez raison , il n' y a aucun problèmes tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes, je me suis trompé  je m'excuse...


Il y a 300 millions d'années  c'est 70 millions d'années avant l'apparition des dinosaures et 80 avant celle des mammifères il me semble!?  Revenons à ces conditions pour voir ce qui survivra !  

Citation :

L'existence d'ères glaciaires généralisées il y a de 850 à 630 millions d'années environ, une ère que l'on appelle le Cryogénien, aurait favorisé le regroupement des colonies bactériennes (ou des animalcules les plus primitifs) autour « d'oasis » de vies dans des sources hydrothermales sous-marines ou affleurant en surface. La planète étant plongée dans un manteau de glaces, ce qui rend les comportements « individualistes » des micro-organismes défavorables.


Et le comportement individualiste des gros cons d'humains il est favorable à quoi?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
kalawasa

avatar

Masculin Nombre de messages : 9861
Localisation : En haut à droite
Date d'inscription : 29/12/2012

MessageSujet: Re: P'tite leçon d'économie   10/8/2017, 17:24

http://www.msn.com/fr-fr/finance/actualite/d%C3%A9partement-par-d%C3%A9partement-les-communes-qui-concentrent-le-plus-de-riches/ar-AApMp1G?li=BBoJvSH&ocid=mailsignout

Que conclure de cette stat ? Concernant mon département, j'ai une petite idée ...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Younes bis



Masculin Nombre de messages : 1888
Date d'inscription : 18/12/2015

MessageSujet: Re: P'tite leçon d'économie   18/8/2017, 20:22

Citation :

Natixis, la banque française qui craint une "révolte des salariés"

18/08/2017

Dans sa dernière note d'analyse, un économiste de Natixis constate les inégalités de revenus et le partage inégal des richesses dans l'OCDE. Il alerte les investisseurs sur les conséquences éventuelles d'une "révolte des salariés".

La note de Natixis, parue un vendredi 18 août, aurait pu passer inaperçue. Une note comme les économistes et les analystes en publient régulièrement sur les sites des banques qui les emploient. Mais le sujet de celle-ci se situe bien loin des habituels "flash" sur la manière dont les taux d'intérêt influencent les politiques budgétaires et autres questions sur le quantitative easing. Son titre: "Peut-il y avoir une 'révolte' des salariés?".

En introduction, l'auteur, directeur de la recherche et des études de la filiale de BPCE, Patrick Arthus, se demande si, "dans les pays de l'OCDE, les salariés pourraient un jour se "révolter" contre les inégalités de revenu, la déformation du partage des revenus en faveur des profits, la pauvreté, la stagnation de leur revenu réel?".

La productivité augmente bien plus que les salaires

Plus loin, l'économiste tient pour acquis les fondements de cette éventuelle fronde, et les illustrent de graphiques qui n'auraient pas semblé incongrus dans un tract de la France insoumise. Une courbe sur la part de PIB détenue par les 1% les plus riches. Deux autres qui se disjoignent pour montrer comment la productivité des salariés a crû beaucoup plus vite que leur rémunération. Ou encore un graphique montrant que la taxation des ménages contribue plus que jamais au PIB.










Face à ce constat, l'économiste de Natixis s'inquiète des conséquences d'une "révolution" donc, terme qu'il place toujours entre guillemets. Le chercheur de la banque sauvée par l'État français en 2009 écrit notamment: "si les salariés se 'révoltaient', le choc inflationniste, et donc de taux d’intérêt, qui en résulterait aurait des effets très négatifs sur les détenteurs d’obligations, sur les États et les entreprises".

Car une telle révolte occasionnerait selon lui "une hausse rapide des salaires" qui "conduirait à de graves déséquilibres financiers". Certes, les ménages en "bénéficieraient", mais pas les actionnaires, les États et les entreprises.
D'où cette mise en garde: "les investisseurs doivent s’interroger sur la possibilité de cette 'révolte' des salariés". Pour en tirer quelles conclusions? Sollicité, Patrick Artus nous a indiqué n'avoir pas le temps aujourd'hui de commenter sa note.



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Younes bis



Masculin Nombre de messages : 1888
Date d'inscription : 18/12/2015

MessageSujet: Re: P'tite leçon d'économie   Aujourd'hui à 00:43

Kala a écrit:

Mais imaginez que les taux directeurs de la BCE ne soient plus à 0 mais à 3% voire même plus encore... Le coût du capital augmenterait d’autant... Et alors vous pouvez être sûr que le mouvement de relocalisation s'accélèrerait.

Les taux bas aujourd'hui empêchent la relocalisation de nos industries alors même que celle-ci se fait naturellement.




Encore un aspect des conséquences des  taux particulièrement bas !  


Citation :

La rente du shadow banking

1 Août 2017


Aujourd’hui, le risque réel du secteur financier ne se lit pas dans les courbes potentiellement surévaluées des indices.

Il ne se lit pas dans les bilans des banques. Il est concentré dans la finance non bancaire, ou shadow banking system. La tendance se poursuit: la finance de l’ombre continue de croître plus vite que la finance bancaire, selon le dernier rapport du Conseil de stabilité financière paru en mai 2017. De 89 000 milliards de dollars à fin 2014, cette masse de crédits risqués s’est hissée à 92 000 milliards fin 2015.

Spoiler:
 

Rappelons que les taux américains restent actuellement très bas, à 1,25%. Le problème existe déjà dans la finance bancaire: des millions de consommateurs sont à risque avec leur dette de carte de crédit depuis que les taux sont passés au-dessus de 1%. Imaginons des taux «normaux» à 3%. Bref, une normalisation des taux affecterait tant la dette bancaire que celle non bancaire. Ce problème semble, cette année encore, ignoré par le Conseil de stabilité financière.

Certes, la masse de prêts non bancaires, qui représente une fois et demie l’économie mondiale, n’est pas en totalité risquée. Le rapport de mai dernier calcule à 34 000 milliards la part du shadow banking  posant plus directement «un risque pour la stabilité financière». Ce sont essentiellement les fonds obligataires et du marché monétaire, ainsi que les fonds spéculatifs sur le crédit et les courtiers-négociants.

En particulier, les marchés monétaires sont devenus des fournisseurs nets de cash au système financier, alors qu’ils reposent sur des mécanismes de prêt à très court terme, spécialement vulnérables en cas de stress sur les marchés. Plus de 40% du risque systémique se concentre aux Etats-Unis. Là-bas, les entités non bancaires qui font crédit et se financent elles-mêmes à très court terme sont au cœur du système.

Les Etats-Unis et l’Europe ont eu plusieurs années pour désendetter le système et se préparer à un retour des taux d’intérêt. Force est de constater qu’ils ont plutôt accru les vulnérabilités du système, en basant la relance sur une explosion du crédit. Beaucoup de risque, pour une croissance à peine satisfaisante. Il est temps que les gouvernements reprennent en main la relance, pour recréer des conditions où la dette ne serait pas l’unique recette - à double tranchant - de la prospérité.

http://www.bilan.ch/myret-zaki/redaction-bilan/rente-shadow-banking
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: P'tite leçon d'économie   

Revenir en haut Aller en bas
 
P'tite leçon d'économie
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Libres Propos :: GÉNÉRAL-
Sauter vers: