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  De la fin d’un monde à la renaissance en 2050

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Younes bis



Masculin Nombre de messages : 2362
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MessageSujet: De la fin d’un monde à la renaissance en 2050   27/8/2017, 15:24

Rappel du premier message :

http://www.liberation.fr/debats/2017/08/23/de-la-fin-d-un-monde-a-la-renaissance-en-2050_1591503

Je poste le texte ici pour ceux qui n'ont pas accès à libé  Un peu de blabla politicien a destination interne à  d'EELV , mais quelques point de réflexion qui mériterait discussion cela moi et  que je met en gras.

Citation :



De la fin d’un monde à la renaissance en 2050

Par Yves Cochet, Ancien ministre de l’environnement, président de l’institut Momentum

Alors que s’ouvrent les Journées d’été d’EE-LV à Dunkerque, l’ancien ministre de l’Environnement Yves Cochet examine l’effondrement mondial imminent et la nécessité d’un projet décroissant.

Il y a trente-trois ans naissaient Les Verts, première organisation unifiée de l’écologie politique en France. Jusqu’à aujourd’hui, les représentants de ce parti, puis ceux de son successeur EE-LV, ont rempli presque tous les types de mandats aux fonctions électives des institutions républicaines. Pour rien, à peu de choses près. Sous l’angle écologique de l’état géo-bio-physique de la France – de l’Europe et du monde – avouons que l’état de santé de ces territoires ne cesse de se dégrader par rapport à celui de 1984, comme le montrent à l’envie les rapports successifs du Giec, du PNUE, du Programme géosphère-biosphère et autres publications internationales alarmistes les plus récentes. Sous l’angle social et démocratique, le constat est du même ordre : creusement des inégalités, accroissement de la xénophobie, raidissement des régimes politiques. Initialement munis d’une immense générosité intellectuelle et porteurs de la seule alternative nouvelle à la vieille gauche et à la vieille droite, les écologistes politiques ont aujourd’hui presque tout perdu, même leurs sièges. Ils apparaissent périmés, faute d’être présents au réel. Celui-ci a beaucoup changé depuis trente-trois ans, particulièrement par le passage du point de bascule vers un effondrement global, systémique, inévitable. Jadis, inspirés par le rapport Meadows ou les écrits de Bernard Charbonneau, René Dumont et André Gorz, nous connaissions déjà les principales causes de la dégradation de la vie sur Terre et aurions pu, dès cette époque et à l’échelle internationale, réorienter les politiques publiques vers la soutenabilité. Aujourd’hui, il est trop tard, l’effondrement est imminent.

Bien que la prudence politique invite à rester dans le flou, et que la mode intellectuelle soit celle de l’incertitude quant à l’avenir, j’estime au contraire que les trente-trois prochaines années sur Terre sont déjà écrites, grosso modo, et que l’honnêteté est de risquer un calendrier approximatif. La période 2020-2050 sera la plus bouleversante qu’aura jamais vécue l’humanité en si peu de temps. A quelques années près, elle se composera de trois étapes successives : la fin du monde tel que nous le connaissons (2020-2030), l’intervalle de survie (2030-2040), le début d’une renaissance (2040-2050).

L’effondrement de la première étape est possible dès 2020, probable en 2025, certain vers 2030.
Une telle affirmation s’appuie sur de nombreuses publications scientifiques que l’on peut réunir sous la bannière de l’Anthropocène, compris au sens d’une rupture au sein du système-Terre, caractérisée par le dépassement irrépressible et irréversible de certains seuils géo-bio-physiques globaux. Ces ruptures sont désormais imparables, le système-Terre se comportant comme un automate qu’aucune force humaine ne peut contrôler. La croyance générale dans le libéral-productivisme renforce ce pronostic. La prégnance anthropique de cette croyance est si invasive qu’aucun assemblage alternatif de croyances ne parviendra à la remplacer, sauf après l’événement exceptionnel que sera l’effondrement mondial dû au triple crunch énergétique, climatique, alimentaire. La décroissance est notre destin.

La seconde étape, dans les prochaines années 30, sera la plus pénible au vu de l’abaissement brusque de la population mondiale (épidémies, famines, guerres), de la déplétion des ressources énergétiques et alimentaires, de la perte des infrastructures (y aura-t-il de l’électricité en Ile-de-France en 2035 ?) et de la faillite des gouvernements. Ce sera une période de survie précaire et malheureuse de l’humanité, au cours de laquelle le principal des ressources nécessaires proviendra de certains restes de la civilisation thermo-industrielle, un peu de la même façon que, après 1348 en Europe et pendant des décennies, les survivants de la peste noire purent bénéficier, si l’on peut dire, des ressources non consommées par la moitié de la population qui mourut en cinq ans. Nous omettrons les descriptions atroces des rapports humains violents consécutifs à la cessation de tout service public et de toute autorité politique, partout dans le monde. Certains groupes de personnes auront eu la possibilité de s’établir près d’une source d’eau et de stocker quelques conserves alimentaires et médicamenteuses pour le moyen terme, en attendant de réapprendre les savoir-faire élémentaires de reconstruction d’une civilisation authentiquement humaine. Sans doute peut-on espérer que s’ensuive,
autour des années 50 de ce siècle, une troisième étape de renaissance au cours de laquelle les groupes humains les plus résilients, désormais privés des reliques matérielles du passé, retrouvent tout à la fois les techniques initiales propres à la sustentation de la vie et de nouvelles formes de gouvernance interne et de politique extérieure susceptibles de garantir une assez longue stabilité structurelle, indispensable à tout processus de civilisation.
Ce type de sentences aussi brèves qu’un slogan peuvent entraîner une sensation de malaise chez le lecteur qui viendrait à se demander si la présente tribune n’est pas l’œuvre d’un psychopathe extrémiste qui se vautre dans la noirceur et le désespoir. Au contraire, débarrassés d’enjeux de pouvoir et de recherche d’effets, nous ne cessons d’agir pour tenter d’éviter la catastrophe et nous nous estimons trop rationnels pour être fascinés par la perspective de l’effondrement. Nous ne sommes pas pessimistes ou dépressifs, nous examinons les choses le plus froidement possible, nous croyons toujours à la politique. Les extrémistes qui s’ignorent se trouvent plutôt du côté de la pensée dominante – de la religion dominante – basée sur la croyance que l’innovation technologique et un retour de la croissance résoudront les problèmes actuels. Si notre prospective est la plus rationnelle et la plus probable, reste à en convaincre les militants d’EE-LV, les Français et tous nos frères et sœurs en humanité. La dissonance cognitive de nos sociétés empêche que ceci soit possible en temps voulu.
Cependant, les orientations politiques déduites de cette analyse deviennent relativement faciles à décrire : minimiser les souffrances et le nombre de morts pendant les décennies à venir en proposant dès aujourd’hui un projet de décroissance rapide de l’empreinte écologique des pays riches, genre biorégionalisme basse-tech, pour la moitié survivante de l’humanité dans les années 40. Autrement dit, profiter de la disponibilité terminale des énergies puissantes et des métaux d’aujourd’hui pour forger les quelques outils, ustensiles et engins simples de demain (les années 30), avant que ces énergies et ces métaux ne soient plus accessibles. Sans surprise, hélas, notre perspective générale ne semble pas encore partagée par la majorité des écologistes qui tiennent leurs Journées d’été européennes à Dunkerque. Ainsi, la plénière finale du samedi 26 août est-elle en partie consacrée au «développement industriel» en Europe. Un élan vers le pire.


Dernière édition par Younes bis le 30/9/2017, 23:44, édité 1 fois
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Younes bis



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MessageSujet: Re: De la fin d’un monde à la renaissance en 2050   8/10/2017, 13:42

Citation :

L’effondrement global est-il imminent ? Par Graham Turner





   C’est un article paru en 2014, qui actualise les données du fameux rapport du Club de Rome paru en 1972 : Halte à la croissance ? .

   Celui-ci donnait soixante ans au système économique mondial pour s’effondrer, confronté à la diminution des ressources et à la dégradation de l’environnement.  


   La conclusion de cette article (un peu dense, certes, c’est une publication scientifique : on peut la lire un peu en diagonale parfois) reste très pessimiste, 45 ans après : la situation est confirmée par la formule du Smithsonian Magazine, «The world is on track for disaster…», autrement dit, “tout se déroule comme prévu pour que survienne le désastre”.

   Le pire étant sans doute que RIEN n’a été tenté pour limiter les problèmes futurs…

   

Résumé:
 


http://www.les-crises.fr/recommande-leffondrement-global-est-il-imminent-par-graham-turner/
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Younes bis



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MessageSujet: Re: De la fin d’un monde à la renaissance en 2050   8/10/2017, 13:51

@Shansaa a écrit:
@Younes bis a écrit:

Alle Mab vous avez gagné , vous êtes la plus forte , vous êtes la classe moyenne qu'il faut écouter!
Nous avons donc heurté malencontreusement cet Ice Berg, mais nous ne couleront car Macron est parmi les officier et son second c'est Hullot ?

Oh mais ne vous inquietez pas outre mesure Younes, nous ne coulerons point, les icebergs ne sont pas si gros que ca a Prunalagnol clown

Ouf me voilà rassuré...

Turner, G. (2014) ‘Is Global Collapse Imminent?’, MSSI Research Paper No. 4, Melbourne Sustainable Society Institute, The University of Melbourne.

http://sustainable.unimelb.edu.au/sites/default/files/docs/MSSI-ResearchPaper-4_Turner_2014.pdf
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Younes bis



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MessageSujet: Re: De la fin d’un monde à la renaissance en 2050   15/10/2017, 18:59

En attendant une contre argumentation :


Citation :
« Parler de solutions au problème climatique, c'est mentir aux gens »
Vincent Lucchese

L’effondrement serait inéluctable, et le nier serait le pire des dangers. Après trois premiers épisodes déjà disponibles en ligne, le réalisateur appelle les internautes à le financer sur la plateforme de crowdfunding Tipeee.

Pablo Servigne, Anthony Brault, Raphaël Stevens… Ils appartiennent au mouvement naissant des « collapsologues ». Des prospectivistes tenant de la théorie de l’effondrement. Pas la fin du monde, mais la fin de notre civilisation telle qu’on la connaît. Fin du pétrole, réchauffement climatique, système financier bancal, des causes multiples rendraient inéluctable l’effondrement de notre modèle économique et donc de notre mode de vie. Plutôt que de se voiler la face, ils plaident pour une acceptation, et donc une meilleure adaptation aux changements brutaux à venir.

Comment préparer l'effondrement ?

Clément Montfort, lui, est réalisateur. Spécialisé dans l’écologie, il a réalisé plusieurs films pour la télévision : Soigneurs de terres ou La guerre des graines. Pour répondre aux deux questions qui l’obsèdent : « Qu’est-ce qui nous attend concrètement ? Comment s’y préparer ? », il a décidé de réaliser une web série documentaire baptisée Next, se plongeant dans le monde de la collapsologie.

Clément Montfort : a écrit:
Oui, il faut prendre conscience de l’urgence. Je travaille depuis 6 ans sur l’écologie mais j’ai découvert cette notion d’effondrement il y a deux ans seulement, en lisant le livre de Pablo Servigne et Raphaël Stevens, Comment tout peut s’effondrer (2015, Seuil). C’est terrifiant. En tant que société, c’est comme si on avait déjà sauté de la falaise. Pour ces collapsologues, l’effondrement se produira dans les années 2020 ou 2030, ce qui correspond d’ailleurs à la prospective que faisaient le Club de Rome et Dennis Meadows dès 1972. Tout ce qu’on peut faire, c’est se préparer le mieux possible au choc de l’atterrissage, et se faire à l’idée que ce choc est inévitable.
https://usbeketrica.com/article/parler-de-solutions-au-probleme-climatique-c-est-mentir-aux-gens
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Younes bis



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MessageSujet: Re: De la fin d’un monde à la renaissance en 2050   5/11/2017, 18:23



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MessageSujet: Re: De la fin d’un monde à la renaissance en 2050   

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